La QVT du bout du monde numéro 1 : La Suède

La Suède est connue pour être le pays d’origine de la célèbre marque de meuble à monter soi-même, ou encore celui des Vikings. En revanche, elle est moins réputée pour sa gestion de l’organisation du travail. Pourtant, si l’on devait citer un pays en pointe dans le domaine de la QVT, ce serait sans aucun doute la Suède ! Mais alors, quel est leur secret ?

La pause Fika  

La première particularité des Suédois, c’est l’importance qu’ont les pauses pour eux, notamment la fameuse pause “Fika”. Cette pause qui intervient en général vers 10 h ou 15 h est, avant tout, un moment de partage autour d’un petit snack. Durant cette pause : un seul impératif est admis : parler de tout sauf du travail. Ce moment de partage, essentiel pour les Suédois, a d’ailleurs de nombreuses vertus ! Selon Viveka Adelsward, une chercheuse Suédoise, la pause Fika est même vecteur de productivité, car une fois reposés, les collaborateurs sont plus efficaces. Une coutume intéressante surtout si on compare aux modèles français. Chez nous, les managers font culturellement la chasse aux pauses, la pause moyenne entre midi et deux n’excède en moyenne pas 1 h et les autres rarement 10 min. Et si faire plus de pauses permettait d’être plus efficace ?

En Suède, le monde du travail se réinvente tous les jours.

La journée de 6 heures

La Suède est un territoire de tradition et le Fika en fait indéniablement partie. Paradoxalement, l’organisation du travail, elle, est loin d’être figée dans le marbre ce qui fait de la suède un territoire d’innovation en matière de management. Globalement, le travail est moins encadré, plus flexible. Quoi qu’on en pense, cette vision de l’organisation du travail a permis une expérimentation managériale majeure : la journée de 6 heures. Déjà réputés pour octroyer à leurs collaborateurs une certaine flexibilité dans leurs emplois du temps, certains managers sont même allés jusqu’à diminuer la durée de travail journalière à 6 heures, ramenant la durée hebdomadaire de travail à seulement 30 heures. 

Pari risqué, mais pari réussi pour les salariés concernés qui se sentent en meilleur santé morale et physique. Quand certains se mettent au sport d’autres en profitent pour passer simplement plus de temps avec leurs proches. Bref, du côté des salariés, c’est une réussite, mais qu’en est-il des managers et directeurs ? Si certains restent mitigés, la plupart d’entre eux sont optimistes car ils constatent une meilleure productivité de la part des collaborateurs. On observe plus de concentration ! Mais attention cela ne veut pas dire que la cadence de travail est décuplée, les pauses sont maintenues, mais parfois malheureusement écourtée.

Conclusion : 

Il n’y a pas de solution miracle ! Les deux modèles sont intéressants et prouvent que la diminution du temps de travail est, la plupart du temps, synonyme de productivité. L’entreprise est libre d’adapter le modèle qu’elle souhaite. Mais il est indéniable que l’évolution du marché du travail exigera à long terme une diminution du temps de travail pour compenser la baisse de la demande d’emploi sur le marché du travail dû à la robotisation des tâches.

Publié dans: #QVT

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